Aller au contenu

    Cloud ou serveur physique : la réponse face à la hausse du prix des composants

    📅 Publié le 17 février 2026 – ⏲️ Temps de lecture : 5 min

    Le paysage de l’informatique d’entreprise traverse une zone de turbulences. Entre l’inflation, les tensions géopolitiques et la pénurie persistante de certains semi-conducteurs, le renouvellement d’un parc de serveurs physiques est devenu un investissement lourd. Chez YAD Informatique, nous voyons passer de nombreux devis dont les montants ont grimpé de 20 % à 30 % en deux ans.

    Face à ces augmentations tarifaires, le Cloud apparaît souvent comme la solution miracle. Mais est-ce toujours le cas ? Faut-il abandonner vos baies de serveurs pour le tout dématérialisé ? La réponse n’est pas binaire. C’est un « Oui » pour l’agilité, mais un « Non » pour la maîtrise aveugle des coûts.

    Pourquoi le serveur physique subit la crise

    Le renouvellement d’un serveur physique (On-Premise) est aujourd’hui un parcours du combattant. La hausse des prix des métaux rares et des composants électroniques impacte directement le CAPEX (dépenses d’investissement) des entreprises.

    Auparavant, on changeait ses machines tous les 5 ans avec une visibilité claire. Aujourd’hui, les délais de livraison s’allongent et les prix fluctuent. Investir dans du matériel physique, c’est immobiliser un capital important dans un actif qui se déprécie, tout en prenant le risque de sous-dimensionner ou de sur-dimensionner ses besoins initiaux.

    Le Cloud est-il la réponse à l'augmentation des coûts

    Migrer vers le Cloud (Azure, AWS ou solutions souveraines) permet de transformer ces investissements lourds en charges opérationnelles (OPEX). On ne paie plus pour du fer, mais pour un service.

    Les avantages immédiats du passage au Cloud
    1. Évolutivité instantanée : Si votre activité croît, vous augmentez la puissance de vos serveurs en trois clics. Pas besoin d’attendre la livraison d’une barrette de RAM.

    2. Sécurité et maintenance : Le coût de l’électricité, de la climatisation et de la sécurisation physique des locaux est transféré chez le prestataire.

    3. Accessibilité : Pour les entreprises pratiquant le télétravail, le Cloud est nativement conçu pour l’accès distant.

    Cependant, attention au mirage du « tout gratuit ». Si le ticket d’entrée est plus faible, la facture mensuelle peut vite s’envoler si l’infrastructure n’est pas optimisée par un expert.

    Pourquoi le serveur local garde encore ses partisans

    Malgré la hausse des prix des composants, conserver une infrastructure locale reste pertinent dans plusieurs scénarios. Chez YAD Informatique, nous conseillons souvent une approche hybride plutôt qu’une transition brutale.

    La maîtrise totale des données

    Pour certaines industries manipulant des fichiers extrêmement lourds (montage vidéo, CAO/DAO), la latence du Cloud peut être un frein majeur. Travailler sur un serveur local reste, dans ces cas précis, bien plus productif. De plus, pour des questions de souveraineté ou de conformité stricte, garder la main sur le disque dur physique est rassurant.

    Le coût à long terme

    Si l’on calcule sur une période de 5 à 7 ans, un serveur physique bien entretenu peut s’avérer moins coûteux qu’un abonnement Cloud mensuel haut de gamme. Une fois la machine payée, elle ne coûte « que » son entretien et son électricité, là où le Cloud impose une rente perpétuelle.

    Le maillage indispensable : SharePoint ou serveur de fichiers

    La question du stockage est souvent le premier pas vers le Cloud. Beaucoup d’entreprises hésitent entre conserver un serveur de fichiers classique ou basculer sur des solutions comme Microsoft 365.

    Comme nous l’expliquions dans notre analyse comparative entre un serveur classique ou SharePoint, le choix dépend essentiellement de votre manière de collaborer. Si votre priorité est le travail simultané sur des documents Office, le Cloud gagne par K.O. Si vous avez besoin de structures de dossiers ultra-complexes et de gros volumes de données brutes, le local a encore son mot à dire

    Comment choisir la bonne stratégie pour votre entreprise

    Il n’existe pas de solution universelle. Pour arbitrer entre Cloud et physique, nous vous recommandons d’analyser trois critères :

    1. Votre cycle de croissance : Une startup en hyper-croissance a tout intérêt à choisir le Cloud pour ne jamais être bridée par son matériel. Une PME stable avec des besoins constants pourra amortir un serveur physique plus facilement.

    2. Votre connectivité : Sans une fibre optique performante et redondée, le Cloud est un risque pour votre productivité.

    3. Votre budget informatique : Préférez-vous une grosse dépense tous les 5 ans ou un loyer mensuel prévisible ?

    L'expertise de YAD Informatique à votre service

    En tant qu’experts, notre rôle n’est pas de vous vendre du Cloud à tout prix, mais de trouver l’équilibre. La tendance actuelle est au Cloud Hybride : les applications critiques et collaboratives dans le nuage, et un serveur de stockage local pour la performance immédiate.

    Face à la hausse des prix des composants, ne subissez pas le renouvellement de votre parc. C’est le moment idéal pour auditer vos besoins réels. Parfois, optimiser l’existant est plus rentable que de tout migrer ou de tout racheter.

    Nos autres articles

    • All Posts
    • actu
    • CRM
    • En Une
    • Gestion de production
    • Infra
    • L'Infra
    • Les solutions SAGE
    • Non classé
    • Sage
    • Tout
    • Video
    • YAD
    • Yad'App
      •   Back
      • Paie et ressources humaines
      • Pilotage et décisionnel
      • Workflow
      • CRM
      • Edition Etendue
      • ERP
      • Gestion commerciale
      • Gestion comptable et financière
    marsbahis hacklink market marsbahis marsbahis - marsbahis giriş casibom marsbahis - marsbahis giriş Marsbahis casibom casibom galabet betcio jojobet ultrabet betsmove